Quatrième de couverture
Julien Duchêne aurait pu devenir, à la Sorbonne ou au Collège de France, le professeur à la mode, le Bergson de demain. Mais comment occuper une chaire quand on sait qu’ « enseignée officiellement, la vérité devient mensonge » ? Renonçant bientôt à ses fonctions, mais aussi à son toit, au mariage, à l’argent, et jusqu’à ses vêtements, le professeur Duchêne devient le père Diogène. Muni du bâton, des sandales et de la besace caractéristiques, il tente de vivre, à la veille de la Grande Guerre, selon les préceptes des philosophes cyniques de l’Antiquité. On devine que la tentative – scandaleuse et jalonnée de scandales – ne va ni sans mésaventures ni sans amusants enseignements critiques.
Au fil de situations comiques et graves, Le Père Diogène, jamais réédité depuis 1920, dévoile son véritable enjeu : la sagesse recherchée à partir du cynisme et du stoïcisme a pour monde une communauté universelle sans classes et sans État.
Injustement oublié, Han Ryner (1861-1938) est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages. Son œuvre théorique et romanesque est élaborée à partir de la philosophie grecque, selon une approche qui creuse l’écart entre, d’un côté, une visée d’harmonie et, de l’autre, les multiples variantes justificatrices de ce qu’il appelle le « dominisme » et le « servilisme ».

Han RYNER
Le Père Diogène
Précédé d’une préface d’Alain Pengam
« Être soi magnifiquement
et réfractairement »
année de parution : 2007
ISBN : 2-913534-07-4
format : 12 x 18 cm, 288 pages
prix public : 19,40 euros